Nous vous présentons un premier aperçu des conférences auxquelles vous pourrez assister lors du GéoQc2021. Le programme sera mis à jour régulièrement.

Jeudi 21 octobre 2021

Cérémonie et allocution d’ouverture

Conférences d’envergure – (une salle plénière)

La réforme du cadastre québécois : une fierté à partager

Julien Arsenault, directeur général
Direction générale de l’arpentage et du cadastre
Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles

L’allocution a pour objectif de partager avec les congressistes les grandes lignes d’un projet distinctif – pour ne pas dire unique – qui a contribué à façonner l’infrastructure foncière québécoise numérique du Québec telle qu’on la connaît aujourd’hui. Projet géomatique précurseur s’il en est, les travaux de rénovation cadastrale et de mise à jour du cadastre du Québec sont le fruit de collaborations et de complémentarités multidisciplinaires faisant principalement appel aux disciplines de l’arpentage foncier et de la géomatique. Ces travaux pourront être complétés l’an prochain grâce à une gestion de projet adaptée au contexte de déroulement des travaux : sur près de 30 ans et assurant un autofinancement. L’expérience acquise par le Ministère permet déjà de tirer quelques leçons, d’identifier des bénéfices concrets et d’entrevoir des perspectives d’avenir.

Plan de protection du territoire face aux inondations

Riccardo Binotto, directeur général de l’information géospatiale au MERN
Guillaume Durand, directeur de la protection du territoire face aux inondations au MAMH

Le Québec a connu de nombreuses inondations au cours des dernières décennies et les coûts socioéconomiques qui leur sont associés ne cessent d’augmenter. Face à l’ampleur du phénomène, le gouvernement se devait d’assurer un soutien à l’aménagement du territoire pour améliorer la sécurité des personnes et la protection des biens en zones inondables au Québec. C’est dans cette optique que le gouvernement a élaboré le Plan de protection du territoire face aux inondations : des solutions durables pour mieux protéger nos milieux de vie. Le Plan, rendu public le 3 avril 2020, propose 23 mesures majeures et structurantes ainsi que des investissements importants de 479 millions de dollars pour accroître la résilience des communautés face aux risques d’inondations. Il touche les quatre axes d’intervention suivants :

  • Cartographier, c’est-à-dire élaborer et diffuser une cartographie selon une méthodologie rigoureuse axée sur la gestion des risques, qui soutient la prise de décision en aménagement du territoire et en prévention des sinistres;
  • Régir et encadrer, afin de moderniser les cadres légaux et réglementaires relatifs aux inondations en fonction des connaissances acquises au fil des ans et des réalités qu’imposent les changements climatiques et les caractéristiques de notre territoire;
  • Planifier et intervenir, pour améliorer la cohérence des interventions à l’échelle des bassins versants et favoriser la résilience des communautés;
  • Connaître et communiquer, afin que collectivement, selon nos besoins, nous puissions accéder à une information précise et à jour pour appuyer nos décisions.

Le gouvernement du Québec travaille de façon concertée à la mise en œuvre des actions du Plan et veille à l’implication de la société civile et des parties prenantes. Ainsi, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN), le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) et le ministère de la Sécurité publique (MSP) collaborent activement et se mobilisent pour assurer la mise en œuvre des mesures prévues au Plan. Les travaux nécessitent une importante collaboration entre de nombreux autres ministères et plusieurs intervenants des milieux municipaux et scientifiques. Ce sont ainsi plus de 53 organisations de tous horizons qui contribuent à la réalisation des mesures du Plan.

Enjeux, défis et perspectives en matière de gestion des risques de sinistre

Marc Morin, M. ATDR, directeur de l’analyse et des politiques
Direction générale adjointe de la prévention et de la planification
Ministère de la Sécurité publique

L’augmentation des risques et des sinistres découlant notamment des changements climatiques et de la vulnérabilité croissante de nos collectivités, pose des enjeux et défis importants pour toute la société. Cette présentation s’attardera à ces questions, de même qu’aux perspectives y étant associées. Le concept de risque et ses composantes ainsi que de l’évolution des risques et des sinistres y seront d’abord présentés. Il sera ensuite question des approches et moyens à privilégier pour gérer ces risques dans le cadre d’une approche globale et intégrée, misant sur l’amélioration continue et sur la contribution de tous. Enfin, les liens étroits et incontournables à établir entre diverses démarches contribuant à la résilience des collectivités comme celles visant l’aménagement du territoire, l’adaptation aux changements climatiques, le développement durable et la sécurité civile seront exposés.

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Vendredi 22 octobre 2021

Conférences thématiques – (4 salles en simultané)

Les grands dossiers géomatiques du Gouvernement du Québec

Riccardo Binotto, directeur général de l’information géospatiale au MERN
Frédéric Dufour, directeur général de la connaissance forestière au MFFP

L’objectif de cette conférence est d’informer la communauté géomatique des grands dossiers en cours de réalisation au Gouvernement du Québec, notamment dans le contexte de la Stratégie de transformation numérique gouvernementale et de la modernisation de certaines règles relatives à la gestion de l’information géospatiale. La conférence vous permettra d’en apprendre davantage sur l’évolution de la géomatique au gouvernement du Québec, ainsi que sur sa transformation depuis les dernières années dans la perspective d’assurer la sécurité des personnes et des biens et d’améliorer la productivité des entreprises. Scindée en trois parties, cette conférence abordera les grandes réalisations et initiatives en matière d’acquisition, de production et de diffusion de l’information géospatiale. Il sera notamment question de l’acquisition de données lidar et bathymétriques, des initiatives d’acquisition par drones lors d’interventions ponctuelles, de la référence géographique en constante évolution, et également des progrès en terme de diffusion de l’information géospatiale.

Valoriser les données géospatiales pour la prise de décision à l’aide d’un jumeau numérique – Cas appliqué aux inondations

Patrik Chartrand, Senior Managing Director, ECHO
CAE inc.

La technologie émergente de jumeau numérique favorise l’accès et la visualisation des données dans un environnement 3D synthétique et intelligent. Le projet ECHO de CAE valorise les données géolocalisées, ainsi que les simulations provenant de multiples sources et intervenants afin d’optimiser la prise de décision par exemple lors d’une inondation.

Développement d’un système de classification des états de surface du réseau routier par apprentissage profond et fusion évidentielle de données multicapteurs

Mickaël Germain, Professeur adjoint au département de géomatique appliquée
Issiaka Diaby, étudiant à la maîtrise au département de géomatique appliquée
Université de Sherbrooke

La surveillance des états de surface du réseau routier est un élément clé pour l’aide à la décision en entretien hivernal et pour documenter des interventions d’épandage. Dans ce contexte, il est important de bien identifier le type de surface afin d’anticiper une détérioration des conditions de circulation. Plusieurs capteurs de détection des états de surface sont actuellement sur le marché, ils sont principalement basés sur une technologie d’analyse du rayonnement infrarouge ou proche infrarouge de la surface, mais ces capteurs sont dispendieux et nécessitent plusieurs points de mesures sur la surface. Notre approche consiste à mettre en place une stratégie innovante pour la reconnaissance des états de surface en utilisant des nano-ordinateurs qui intègrent plusieurs capteurs pour l’acquisition des données images, sonores et météorologiques. Ces données sont analysées en temps réel par intelligence artificielle et fusionnées pour améliorer la reconnaissance des états de surface. Nous présenterons la méthodologie de développement du système de classification des états de surface du réseau routier par apprentissage profond et fusion évidentielle de données multicapteurs, ainsi que les résultats obtenus à partir de nano-ordinateurs.

Cartographie de la canopée des six régions métropolitaines de recensement du Québec à partir de données lidar par apprentissage profond

Mathieu Varin, M.Sc.
CERFO

Les arbres jouent de nombreux rôles importants en milieu urbain. Ils permettent de réduire les effets dommageables sur notre environnement, notamment en diminuant la température ambiante des villes, en réduisant la présence des gaz polluants dans l’air et en filtrant les petites poussières fines en suspension. Devant tous ces gains et avantages que procure la végétation en milieu urbain, de plus en plus de villes ont le souci d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, par la mise en place de mesures visant à augmenter la couverture arborescente sur leur territoire. Dans ce contexte, des outils d’évaluation de la présence de la couverture arborescente et de suivi de son évolution dans le temps s’avèrent fort utiles pour les gestionnaires. En effet, de tels outils permettent non seulement de prioriser les secteurs de plantation où le couvert arborescent est jugé insuffisant, mais aussi de fixer des cibles à atteindre, et aussi d’obtenir un portrait qui peut être comparé à celui d’autres villes nord-américaines. L’approche développée consiste à utiliser une donnée uniforme disponible dans le Québec méridional, soit celle acquise par lidar aéroporté. Un modèle par apprentissage profond a été entraîné pour considérer une variété de configurations de données (avec ou sans feuilles, densité variable, etc.), de manière à réaliser une cartographie prédite de la canopée urbaine dans les cinq principales régions métropolitaines de recensement du Québec. Cette approche a l’intérêt d’utiliser une donnée largement déployée, ce qui facilitera la reproductibilité de la méthode afin d’assurer un suivi de la canopée.

Mettre le Québec maritime sur la carte! La cartographie participative comme démarche d’innovation ouverte dans les Comités ZIP

Yannick Duguay
Centre de géomatique du Québec
Gabriel Joyal
Garde côtière canadienne

Les côtes du Québec maritime supportent une foule d’activités socio-économiques telles que la pêche, le tourisme, les loisirs et l’extraction de ressources. Les littoraux sont également des écosystèmes naturels qui sont de plus en plus menacés par les effets à court et à long terme des changements climatiques. Toutefois, en raison de la grande superficie des littoraux du Québec maritime, la collecte et le traitement de telles informations sont de lourdes tâches et des efforts doivent être mis en place pour fédérer, former et créer de nouveaux groupes aptes à acquérir des données géospatiales sur les côtes. La principale problématique que ce projet aborde est : comment faciliter la collecte, la gestion et l’analyse d’informations géospatiales et sociales fiables sur les côtes par, et pour, les communautés? Le projet vise à mettre au point et à opérationnaliser une approche de cartographie côtière participative au Québec maritime qui se base sur le transfert technologique en géomatique appliquée, les sciences sociales participatives et l’innovation sociale. L’objectif global du projet est de décentraliser l’acquisition de données géospatiales vers les territoires côtiers et de rendre les Comités de zones d’intervention prioritaire (ZIP) et les acteurs locaux (municipalités, ONG environnementales, citoyens) autonomes dans l’acquisition de données géospatiales sur leurs territoires d’une part, et de découvrir la pertinence et la valeur des dimensions sociales dans les mécanismes de prise de décision, d’autre part. Pour ce faire, l’implantation d’outils géomatiques à très faible coût et faciles d’utilisation pour des études écogéomorphologiques couplée à des protocoles de cartographie participative des perceptions sera testée.

Mobility Sensing Lab : un laboratoire à la fine pointe de la technologie en support à la recherche sur la mobilité inclusive à l’ère des villes intelligentes

Mir Abolfazl Mostafavi, professeur titulaire
Département des sciences géomatiques
Université Laval

L’amélioration de la participation sociale de personnes ayant des incapacités (PAI) représente un défi de taille au Canada et à l’international. Pour une grande majorité de ces personnes, la possibilité de se déplacer de manière autonome est une condition essentielle à la réalisation de leurs habitudes de vie, soit à l’accomplissement de leurs activités quotidiennes et de leurs rôles sociaux (ex. travailler, aller à l’école, aller au marché, participer à la vie communautaire). Cependant, l’environnement dans lequel ces personnes accomplissent leurs activités quotidiennes regorge d’obstacles divers (escaliers, pentes de trottoirs, seuils de portes infranchissables, barrières architecturales) qui contraignent fortement leur mobilité. Dans ce contexte, le laboratoire de mobilité intelligente et inclusive (Mobility Sensing Lab), financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), vise à supporter la conception et l’implémentation de solutions technologiques géospatiales d’assistance à la mobilité qui contribueront à la réduction des obstacles à la mobilité urbaine et ultimement à la santé et à la participation sociale améliorée des PAI et des personnes âgées. Basées sur une approche d’innovation sociale, nous proposons des solutions qui mettent à profit les dernières avancées méthodologiques et technologiques en systèmes d’information géographique, GNSS, réseaux de capteurs et IoT, outils mobiles et sans fil, réalité augmentée et réalité virtuelle ainsi que les méthodes et techniques de traitement des données issues de l’intelligence artificielle, pour améliorer la mobilité des PAI et des personnes âgées dans des environnements diversifiés intérieurs et extérieurs. Lors de cet exposé, je présenterai brièvement le laboratoire de mobilité intelligente et inclusive et les dernières avancées en lien avec le projet MobiliSIG visant à offrir une solution de navigation adaptée au déplacement des personnes utilisatrices de fauteuil roulant manuel. De plus, les différents enjeux en lien avec l’acquisition, le traitement et l’intégration des données géospatiales multisources pertinentes à l’analyse de l’accessibilité et de la mobilité des PAI seront présentés et discutés.

Rareté de main-d’œuvre, surcharge de travail, comment maximiser votre rendement!

Jonathan Calvé, a.-g.
CANSEL

Depuis plusieurs années, comme employeur, on entend parler de flexibilité, de rentabilité, de productivité, souvent, sous un même souffle. La crise sanitaire qui nous frappe depuis plus de 18 mois nous démontre maintenant à quel point ces concepts sont réels et présents dans la gestion quotidienne des ressources tant matérielles qu’humaines. Apprenez comment des outils existants peuvent vous aider à tirer avantage des conditions actuelles en optimisant certaines de vos méthodologies de travail. Combattre la pénurie de main-d’œuvre, gérer le télétravail et les imprévus de plus en plus nombreux, c’est possible ! Venez apprendre comment.

La photogrammétrie de très haute exactitude par drone.

Simon Gignac, géomètre
Ville de Montréal

Avec l’avènement de la démocratisation du drone, la photogrammétrie a connu un nouvel essor. L’avancement des logiciels avec l’autocorrélation et la modélisation 3D automatique a bien démocratisé la photogrammétrie. Comment l’usage du drone avec des images de résolution millimétriques peut révolutionner la photogrammétrie conventionnelle par stéréoscopie? Voici les résultats du banc d’essai de la Ville de Montréal où l’usage de ces images permet une saisie de données avec une exactitude centimétrique. La méthodologie, les contraintes terrain ainsi que la complexité de la logistique seront présentées. Des défis technologiques sont encore présents pour rendre cette façon de faire optimale, mais l’évolution technologique permettra-t-elle cette révolution? 

Le Studio maritime 3D 

Vincent Thomas, ing., M.Sc.
CIMMI
Sylvain Lafrance, directeur général
Innovation maritime

Sauriez-vous prendre les commandes d’un navire sur le fleuve Saint-Laurent en pleine tempête? Le projet du Studio maritime 3D mené par Innovation maritime permet de se plonger en réalité virtuelle sur les eaux difficilement navigables du fleuve.  Cette application servira à la formation des pilotes du Saint-Laurent sous toutes sortes de conditions météorologiques, à la reconstitution d’incidents maritimes et à des études sur le comportement des pilotes en situation de stress. La clé de voûte de cette application est la maquette 3D qui a été conçue à partir de données ouvertes puis portée dans un engin de jeu vidéo par le CIMMI. Cette conférence ouvre une fenêtre sur une application géomatique de la réalité virtuelle et vous inspirera à utiliser le plein potentiel de cette technologie.

Expérience sur le BIM à la ville de Montréal

Simon Vidal, a.-g., chef d’équipe
Dominic Gagnon, a.-g.

Ville de Montréal

Depuis 2006, l’arpentage terrain sous forme DAO 3D en complémentarité de levés de lidar terrestre, est fréquemment utilisé à des fins de projets d’aménagement des domaines public et privé de la Ville. La modélisation 3D était structurée sous une forme permettant une analyse de la qualité des éléments vectorisés. La seule normalisation touchait alors la caractérisation numérique. La mise en place du processus BIM à la ville de Montréal s’inscrit dans une démarche qui doit améliorer la gestion des données, les pratiques intégrées et la collaboration entre les partenaires d’un projet. Maintenant que se déploie le nouveau standard BIM, comment appliquer les principes de gestion collaborative à l’échelle urbaine? La présentation montrera des exemples de projets en lien avec notre démarche.

L’expertise géospatiale : comment améliorer la qualité des commandes en ligne et la livraison

Stéphane Roche, ing., géographe, Professeur titulaire au département des sciences géomatiques
Université Laval
Guillaume Fouquet, ing., Expert géospatial
Korem

L’objectif de cette conférence consiste à mettre en évidence, à travers une étude de cas spécifique, comment l’expertise géospatiale constitue un levier efficace pour accompagner la transformation numérique des entreprises. En effet, dans le cadre de leur transformation numérique, les Rôtisseries St-Hubert Ltée souhaitaient migrer leur plateforme de commande en ligne, d’une solution de géolocalisation locale vers une solution infonuagique. L’expertise géospatiale ainsi mobilisée aura permis de comparer les performances des principales solutions de géolocalisation infonuagique et d’assister St-Hubert dans sa migration vers la nouvelle plateforme choisie. À la fin du projet, les enjeux de performance de la plateforme numérique de St-Hubert ont été solutionnés; le taux de correspondance sur le web est aujourd’hui de 96%. L’analyse spatiale est généralement associée à de l’analytique avancée. Par exemple, une segmentation de la clientèle basée sur l’emplacement et le profil permet d’effectuer un géomarketing ciblé. Le même principe s’applique à la définition des territoires de vente, à la modélisation des risques, au choix de l’emplacement optimal pour un nouveau magasin ou même aux analyses prédictives utilisant le contexte géographique pour émettre des prévisions plus précises.

Levé bathymétrique en zone difficile avec la bouée HydroBall

Julien Desrochers, hydrographe cat.B
M2Océan

La bathymétrie en rivière présente un défi important pour les arpenteurs-géomètres. En effet, plusieurs rivières dont on veut mesurer la topographie ne sont pas facilement accessibles avec des embarcations traditionnelles de façon sécuritaire. De plus, les systèmes sonar conventionnels ne peuvent aller dans des zones avec obstacles sur le fond marin. À l’été 2021, M2OCÉAN pour le ministère des Transports du Québec a réalisé un projet impliquant l’utilisation d’un système préqualifié HydroBallTM développé par le CIDCO. L’objectif de ce projet était d’effectuer la prise de mesure en rivière dans des zones difficiles d’accès par des moyens traditionnels (ex. : zodiac) et où les observations GNSS pouvaient être limitées. Cette présentation décrira la méthodologie pour effectuer les mesurages, le traitement des données, les résultats obtenus ainsi que le potentiel des données.

Projet Services de pilotage optimisés (SPO)

Capitaine Cédric Baumelle, M.M.
Administration de pilotage des Laurentides

Le projet SPO consiste à développer un logiciel qui aidera à la planification des voyages sur le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et la station de pilotage des Escoumins en définissant les meilleures fenêtres de transits afin qu’un navire puisse effectuer un passage ininterrompu, réduire la durée de son voyage, sa consommation de carburant et les coûts de pilotage. Les clients pourront choisir l’option qui répond le mieux à leurs besoins. Ce nouveau logiciel intégrera des informations de pilotage telles que les exigences de notification pour accéder aux services de pilotage, la disponibilité des pilotes, les limites de vitesse sur le fleuve, les restrictions de navigation de nuit, etc. De nombreux paramètres physiques seront également pris en compte tels que les courants, les niveaux d’eau, les marées, les tirants d’eau et d’air, ainsi que la hauteur libre des ponts. Dans une deuxième phase, le logiciel consistera à mieux coordonner les services de pilotage de l’Administration avec ceux de ses partenaires et à fournir aux clients des informations supplémentaires, tel que la disponibilité d’un quai et d’un terminal portuaire, ce qui les aidera à prendre de meilleures décisions concernant l’utilisation des services de l’APL et la planification de leurs voyages.

Alors… qu’est-ce que l’hydrospatiale?

Denis Hains, a.g. (Ret.), PDG
H2i

En thérorie, Géospatiale inclut l’aspect terrestre et aquatique. En pratique, Géospatiale est presque exclusivement utilisé pour le domaine terrestre et « sec ». 70% de la surface de notre planète est recouverte d’eau et « mouillée ». L’hydrospatiale met l’emphase sur l’aspect Géospatiale Bleue!

Calibrage de plateformes multicapteurs servant à la collecte de données géospatiales et hydrospatiales pour la recherche en sciences côtières et l’inspection portuaire

Christian Larouche, Ph. D., professeur agrégé, Département des sciences géomatiques
Université Laval

Depuis janvier 2017, le Département des sciences géomatiques de l’Université Laval collabore avec le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO) et le Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières (LDGIZC) de l’UQAR sur le montage et le calibrage de plateformes multicapteurs servant à la collecte de données géospatiales et hydrospatiales pour la recherche en sciences côtières et l’inspection portuaire. 

Une première collaboration a permis au CIDCO de développer un nouvel outil de recherche appliquée basé sur l’intégration d’un système Lidar mobile (SLM) terrestre sur une vedette hydrographique pour des applications de levés côtiers et d’inspections portuaires. Une deuxième collaboration a permis au LDGIZC de l’UQAR de mettre en place une méthodologie de calibrage de multiples capteurs installés sur une motomarine adaptée à la navigation dans les eaux froides et peu profondes et sur un véhicule tout terrain (VTT) pouvant se déplacer sur des banquises pour des applications de recherche en sciences côtières et environnementales.

Les méthodologies de mesure des bras de levier des 2 plateformes sont d’abord présentées. Les techniques de mesure s’inspirent des méthodes classiques de microgéodésie. Pour l’estimation des angles de visée des scanneurs Lidar sur le VTT, sur la vedette hydrographique et sur la motomarine, on a utilisé des cibles planaires préfabriquées et un traitement mathématique basé sur les équations de géoréférencement direct des nuages de points Lidar et sur une méthode de compensation par moindres carrés itérative. Des résultats obtenus lors de levés au Port de Montréal sont présentés. Finalement, la présentation proposera quelques recommandations de recherche portant sur l’inspection portuaire au moyen d’un ASV, notamment sur le développement des modules de traitement des données LiDAR-SONAR automatiques en temps réel permettant la couverture simultanée de façades immergées et émergées des infrastructures portuaires.

Cartographie automatisée de la pollution sous-marine par apprentissage profond et vision par ordinateur

Guillaume Morissette, directeur recherche et développement
Centre Interdisciplinaire de Développement en Cartographie des Océans (CIDCO)

L’inventaire de la pollution sous-marine constitue un défi de taille pour l’environnement ainsi que pour l’industrie. Par exemple, chaque année, plusieurs millions de tonnes d’engins de pêche commerciale se retrouvent perdus en mer, mettant ainsi en péril plusieurs espèces animales, dont la baleine noire.  De nouvelles techniques cartographiques automatisées permettent la création d’outils d’aide à la décision innovateurs et d’améliorer l’efficacité des efforts de récupération et de dépollution. Nous présenterons les résultats d’un grand chantier multidisciplinaire de l’équipe du CIDCO, Mérinov et de l’Université Dalhousie. 

Point de vue sur la valorisation des données cadastrales par leur intégration dans un GéoBIM du territoire

Jacynthe Pouliot, a.-g., professeure titulaire, Université Laval
Francis Roy, a.-g., professeur titulaire, Université Laval
Jean-Francois Beaupré, a.-g., étudiant au doctorat, Université Laval et Ressources naturelles Canada
Saeid Emamgholian, étudiant au doctorat, Université Laval
Davood Shojaei, professeur, Université de Melbourne, Australie

Cette présentation expose le point de vue de chercheuses et de chercheurs au sujet de la valorisation des données cadastrales. Les auteurs avancent l’idée d’élaborer une approche de cartographie cadastrale 3D, qui intègre des objets qui ne sont pas uniquement déterminés par le droit de propriété, mais aussi par les limites définies par la géo-réglementation et les caractéristiques morphologiques du terrain, des bâtiments et des constructions. Il en résulte la conception de systèmes polyvalents d’information sur le territoire, pouvant être qualifiés de GéoBIM du territoire (par analogie avec l’approche BIM-Building Information Modeling). Ainsi, les données cadastrales contribuent à la modélisation 3D du territoire et supportent différentes fonctions d’analyse géospatiale. Les auteurs abordent les conditions de réussite requises et présentent quelques exemples d’initiatives menant à la définition d’un tel système. La présentation portera sur l’approche GéoBIM adaptée pour le territoire, le cadastre 3D, l’intégration du 3D dans le zonage, et la modélisation 3D de normes règlementaires applicables, par exemple, à l’émission d’un permis de construire.

Leadership et expertise au profit des partenaires municipaux de la Communauté métropolitaine de Montréal

Brent Edwards, géomètre, géographe, M. A.
Nicolas Milot, Ph. D.
Émilie Charbonneau, ing., M. A.
Bureau de projet de gestion des risques d’inondation de la Communauté métropolitaine de Montréal

L’archipel de la Communauté métropolitaine de Montréal a été sévèrement touché par les inondations de 2011, 2017 et 2019.  Ces trois épisodes de crue historiques sur une décennie ont fait ressortir des enjeux de différentes natures, dont une cartographie désuète sur un vaste territoire largement bâti. Les instances décisionnelles de la CMM ont alors pris la décision de mettre en place une équipe expérimentée, une expertise publique dédiée à la gestion de ce risque naturel : le Bureau de projet de gestion des risques d’inondation (BPGRI). Le BPGRI a reçu comme mandat de revoir complètement la cartographie des zones potentiellement inondables, de mettre en place un outil de surveillance des crues printanières et de réfléchir sur la manière de gérer ces zones de contraintes à l’intérieur de milieux de vie existants. Le gouvernement du Québec a appuyé ces efforts en octroyant, en 2018 et en 2021, une aide financière à la CMM pour soutenir les travaux à réaliser et permettre à la région métropolitaine de se doter des meilleurs connaissances et outils pour la protection des biens et des personnes. Dans cette présentation, les responsables du BPGRI exposeront les grandes réalisations accomplies depuis plus de 3 ans et les gestes innovants à venir en mettant en lumière les défis d’expertises et de coordination qui ont été relevés.

Portrait du territoire métropolitain – Plateformes de consultation pour la région de la Communauté métropolitaine de Québec

Bruno Labonté
Coordonnateur en géomatique et des technologies de l’information
Communauté métropolitaine de Québec

Dans le but de décrire, suivre, comparer et analyser les phénomènes sociodémographiques et économiques du territoire de la région métropolitaine de Québec, la CMQ s’est dotée d’outils technologiques adaptés pour réaliser sa mission plus efficacement. En effet, il est obligatoire pour la CMQ de produire des rapports de suivi pour ses outils en aménagement du territoire. Afin de répondre à cette obligation légale, la CMQ a centralisé les données sur une plateforme interactive en ligne grand public de type « Tableau de bord » sous la dénomination « Atlas ». Ces plateformes permettent de consulter, d’analyser et de diffuser des thématiques diversifiées multitemporelles selon une panoplie de découpages géographiques. Actuellement, 7 plateformes regroupent les informations reliées, notamment :

  • Au transport avec 4 Enquêtes Origine-Destination ainsi que les débits journaliers moyens annuels (DJMA).
  • À la démographie avec 8 recensements canadiens (découpés selon plusieurs niveaux géographiques).
  • À l’habitation avec 30 années de compilations de mises en chantiers de la SCHL.
  • À l’économie et à la fiscalité municipale.
  • Au suivi du développement social.
  • À l’environnement et au projet de la Vision métropolitaine de l’eau.
  • Au domaine agricole.

Ces outils constituent une fondation rigoureuse pour la valorisation des données du territoire métropolitain répondant à des besoins multicritères pour l’ensemble des partenaires municipaux, aux élus et à la population.

Le régime transitoire applicable aux zones à risque d’inondation (résumé à venir)

Le projet ORACLE 2 – Développement de méthodes, données et outils géomatiques pour supporter la production d’un portrait du risque lié aux inondations et d’anticipation de ces dernières

Thierry Badard, professeur titulaire, Département de sciences géomatiques, Université Laval
Directeur du Centre de recherche en données et intelligence géospatiales

Suite aux inondations exceptionnelles de 2017, le ministère de la Sécurité Publique a adopté un Plan d’action relatif aux inondations. Afin d’améliorer la résilience aux catastrophes, il faut notamment mieux connaître les zones inondables ainsi que les risques qui y sont associés, surveiller davantage les niveaux ainsi que les débits d’eau et établir des mesures permanentes visant à réduire les risques. Cette présentation vise à présenter le projet ORACLE-2 mené au Centre de recherche en données et intelligence géospatiales (CRDIG) de l’Université Laval. Il repose sur l’utilisation des plus récentes technologies et méthodes géospatiales pour supporter la production d’un portrait du risque lié aux inondations. Il vise principalement à fournir une connaissance exhaustive sur les bâtiments en zones inondables mais également à délimiter ces dernières de façon plus rapide et précise afin de mieux soutenir la prise de décision dans tous les aspects de la gestion du risque. Il fournit un inventaire exhaustif des bâtiments sensibles aux aléas d’inondation ainsi que leur caractérisation structurelle et occupationnelle. Ceci permettra une meilleure estimation des impacts et dommages prévisibles, ainsi que des coûts associés à une inondation. Ce projet fait appel aux plus récentes technologies d’observation de la Terre (ex. LiDAR terrestre et aéroporté, imagerie, drone) ainsi qu’aux méthodes les plus avancées de la science des données géospatiales : intégration de données multi-sources, géo-visualisation avancée, intelligence artificielle, données massives, capteurs multiples …

Certification des hydrographes (résumé à venir)

Exploration du concept de cadastre marin

Jean-François Beaupré, M. Sc., a.-g., arpenteur principal
Direction de l’arpenteur général
Ressources naturelles Canada

Le concept de cadastre marin est apparu récemment en lien avec le concept de cadastre polyvalent. La présentation propose d’explorer le concept sous trois angles différents. Premièrement, par l’angle de la modernisation des systèmes d’information sur le territoire, la présentation explore le rôle d’un cadastre marin dans les infrastructures de données sur le territoire. Deuxièmement, par l’angle de la planification spatiale marine, la présentation explore le rôle d’un cadastre marin dans la gestion durable de l’espace marin. Troisièmement, par l’angle des géoréglementations marines, la présentation explore le rôle d’un cadastre marin dans la définition de l’étendue des juridictions, administrations et droits dans le domaine marin.

Smart cities – Comment l’intelligence géographique peut guider la gestion du territoire (cas de la CMM)

Zachary Déziel, gestionnaire de produit
Anagraph

L’intelligence géographique (Location Intelligence) consiste à tirer profit des relations de données géospatiales pour résoudre un problème particulier. C’est la discipline qui permettra aux SIG d’avoir un impact significatif en distribuant des analyses géospatiales avancées à un grand éventail d’utilisateurs. Dans cette présentation, Zachary Deziel démontrera comment les nouvelles technologies infonuagiques et Web permettent ainsi de démocratiser la science des données spatiales. Nous utiliserons l’exemple de l’observatoire territorial dynamique qui aide les élus et les urbanistes de la communauté métropolitaine de Montréal dans de meilleures prises de décisions.